Le concept de « Forest School » (« école en forêt » ou « école forestière ») est l’un des multiples mouvements citoyens de par le monde qui ont pour but de relier à nouveau les enfants à la nature. La première école du genre date de 1927, et le mouvement prend son essor dans le monde depuis les années 1990. Forest School Association, organisme indépendant qui représente le concept en grande-Bretagne, en a donné cette définition: “Forest School est une source d’inspiration en mouvement, qui offre à tous les apprenants des occasions régulières d’acquérir et de développer de l’assurance et de l’estime de soi au moyen d’expériences sensorielles et d’apprentissages concrets dans la forêt ou un environnement naturel arboré.”

La pédagogie par la nature offre donc du temps et de l’espace pour aller à la rencontre de la nature et y vivre des expériences. Il s’agit d’apprendre “dans la nature, de la nature”, à son exemple et aussi sur notre propre nature en tant qu’humains. Cette pédagogie vise à établir une relation pérenne avec la nature, fondée sur le plaisir et le respect. Ce lien émotionnel se tisse au fur et à mesure, au fil des sorties régulières, et s’appuie sur des approches variées, à travers lesquelles l’on cherche à relier savoir, signification, et ressenti. En pédagogie par la nature, on co-apprend de façon joyeuse, autonome et globale, en formant le coeur, la tête, et les mains.

Source : https://champ-libre.fr/ecole/approche-pedagogique/

LES PRINCIPES PEDAGOGIQUES : LES (BONNES) PRATIQUES DE BASE

Pour apprendre et prendre des risques, il faut que nos besoins de base soient satisfaits! Pour que petits et grands développent leur connexion à la nature, à eux-mêmes et aux autres, le pédagogue par la nature met en place un cadre de pratique qui permet aux participants d’explorer en toute confiance.

  •  Besoin physiologique

Donner à boire et à manger à nos participants, un abri si jamais il pleut vraiment des cordes, un feu ou des activités physiques pour se réchauffer s’il fait froid, des vêtements de rechange si l’on joue près d’une rivière ou dans la boue, des gants et des bonnets à emprunter etc… les exemples sont nombreux car les besoins le sont!! 

  • Besoin de sécurité

Le professionnel de la PPN prend toujours soin de connaître son lieu de pratique (environnement physique, naturel, risques, météo, accès etc). Il établit une analyse de risques et de bénéfices avant les activités; ce document prend en compte les risques potentiels liés au lieu mais aussi aux activités proposées, ainsi que le mesures mises en place par le pédagogue pour diminuer ces risques. Avant la session, le pédagogue fait un état des lieux et s’assure d’avoir à disposition tout ce dont il peut avoir besoin pendant la session (téléphone portable, trousse de premiers secours, fiches médicales des participants, seau d’eau près du feu etc)

  • Besoin d’appartenance

Le professionnel de la PPN prend le temps d’établir avec son groupe des règles de sécurité (et de fonctionnement de groupe, si besoin). Les relations à tous les niveaux du groupe sont bienveillantes et les adultes sont un modèle de respect et non-violence dans leurs interactions. 

Les moments de partage et d’écoute sont des temps valorisés qui rythment la journée. 

  • Besoin d’estime

La PPN célèbre la diversité et la différence dans le monde naturel… mais aussi bien sûr chez ses participants! Jeux collaboratifs, entraide, groupe d’âges mixtes… les pratiques sont nombreuses pour assurer le développement de d’estime de soi. Le professionnel de la PPN observe les participants et les accompagne dans la prise du « juste risque ». 

  • Besoin de s’accomplir

Dans les grandes lignes, il s’agit de:

– promouvoir l’indépendance et l’autonomie des participants dans leurs apprentissages

– gérer les temps d’activités de façon flexible de manière à minimiser les interruptions du « flow » des participants

– célébrer les réalisations et les projets indépendants…

Source : https://www.reseau-pedagogie-nature.org/bonnes-pratiques